
Le MasToc, un bâtiment décoiffé est un projet mené dans le cadre du programme Quartiers Créatifs de Marseille-Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture à l’invitation de la Ville d’Arles, la Communauté d’Agglomération Arles Crau Camargues Montagnettes, le Contrat Urbain de Cohésion Sociale ACCM, la Sempa et avec le soutien précieux des entreprises GSM Granulat, Entreprise Masoni, Synernat 13 et Quadrissimo.
Mettre Griffeuille au Centre du Monde ou en tout cas pas très loin !
À Arles, Guy-André Lagesse, Jérôme Rigaut et Nicolas Barthélemy, ont entrepris la construction d’une œuvre remarquable, d’un bâtiment-sculpture temporaire qui s’intègre au paysage, aux espaces publics et qui interprète des visions, des rêveries, des jeux d’esprit formulés et co-portés avec les habitants devenus pour un moment des «occasionnels de l’art». Aujourd’hui, ils souhaitent mettre Griffeuille au centre du monde ou en tout cas pas très loin! Après avoir associés en 2012 de nombreux arlésiens de Griffeuille et d’ailleurs à une exposition « De César à Griffeuille, on a trouvé un raccourci », en les photographiant en porteurs de pierres, en «Atlas locaux» portant le monde, la réalisation du MasToc, prend peu à peu forme sur l’esplanade Jules Vallès, carrefour stratégique et entrée du quartier.
Entouré d’imposantes pierres d’enrochement posées au sol, c’est un bâtiment retourné (comme un gant) d’une quinzaine de mètres de long. Par cette puissante action de retournement, cet édifice a réparti tout autour de lui les roches et les pierres qui constituaient ses parois et ses murs. Animé par une force centrifuge, il propulse vers l’extérieur de multiples esthétiques qui sont à chaque fois la mise en forme plastique d’une poétique personnelle, singulière, domestique co-réalisée par un habitant et par le groupe artistique.
Du bâtiment jaillissent des œuvres poétiques, visuelles et sonores qui donnent forme aux liens de «parenté à plaisanterie» qui unissent les auteurs. Des fenêtres, des portes, des murs et des pierres de cette construction sortent des excroissances architecturales, des jaillissements baroques et singuliers, des explosions organiques et fantaisistes qui contrastent singulièrement avec les longues lignes de fuite horizontales que proposent les barres austères des immeubles voisins.







