Les Pas Perdus invitent Doung Anwar Jahangeer
Les Pas Perdus invitent Doung Anwar Jahangeer, qui vit en Afrique du Sud, à venir présenter son travail avec deux conférences, à Marseille et à Avignon, en lien avec le projet artistique Mari-Mira, The Fancy Shack Spirit.
Un projet en collaboration avec l’Ecole Supérieure d’Art d’Avignon autour de la réactivation de cette installation : Mari Mira, Manifeste d’un art de vivre.
Avec Guy-André Lagesse, ils profitent également de l’occasion pour vous inviter à deux lectures musicales autour de la bibliothèque décoloniale de Doung dans deux librairies marseillaises!

Conférences-Rencontres avec Doung Anwar Jahangeer
Mardi 14 avril – 17h30
Urbanisme mimétique – le trottoir comme préfiguration d’une ville intuitive
A l’occasion des Mardis de la Bibliothèque à l’Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires (IMVT)
2 Place Jules Guesde, 13003 Marseille
Sur inscription
Lundi 20 avril – 17h00
Art Architecture Activisme : Ibomvu, en traçant la terre rouge africaine
Une suggestion selon laquelle la terre rouge (ibomvu) est porteuse d’une histoire, d’une culture et d’expériences vécues qui se répercutent à travers l’espace et le temps.
École Supérieure d’Art d’Avignon
500 Chemin de Baigne Pieds,
84000 Avignon
Lectures musicales
Mercredi 15 avril – 19h30
Doung Anwar Jahangeer (voix) & Guy-André Lagesse (fingerphone électro) en anglais!
Artless Bookstore,
1 rue Ferdinand Rey,
13006 Marseille
Vendredi 17 avril – 19h00 en français!
Librairie Transit,
51 boulevard de la Libération,
13001 Marseille
En 2002, Doung Anwar Jahangeer fait la rencontre du collectif Les Pas Perdus et devient l’un des guides inspirés de Mari Mira à l’occasion des expositions dans l’espace public à Durban et à Johannesburg en 2002 à l’occasion du 1er Sommet Mondial du Développement Durable qui a eu lieu en Afrique du Sud.
En 2023, il soutient une thèse: Territoires en mutation : vers une méthodologie pour une approche créative et émancipatrice de la création de biotopes, le rôle des magasins Spaza à Cornubia, Blackburn, Kwa Zulu Natal. Cette recherche soutient que l’idée d’une initiative « novatrice » en matière d’urbanisme exige de mettre au jour les pratiques et attitudes alternatives existantes dans la poursuite de la justice sociale (Soja 2010).
Il enseigne la philosophie au sein du département architecture, à la Durban University of Technology.

A propos de Mari-Mira
A l’intersection des horizons lointains et de nos actions sur le territoire marseillais et avignonnais, l’implantation du village de Mari-Mira, constitue une expérience inédite dans les écoles d’arts. Les modules conçus à partir de 1994 avec des habitants de l’Île Maurice, d’Afrique du Sud, des Îles Fidji, de Camargue, de Marseille ou des rives du canal de l’Ourcq, permettent de partager savoir-faire et expressions des cultures autochtones.
Il s’agit aussi de croiser les compétences des artistes, des conservateurs-restaurateurs, des métiers de la construction. Comme les auto-constructions de nos voisins manouches et tziganes, les matériaux et méthodes utilisés dans les « townships » de Durban ou les « cités tôles » de Port Louis, sont souvent à l’avant-garde des comportements écologiques tout en ne correspondant pas toujours aux normes écologiques des pays riches.
Avant tout, ils témoignent d’une économie de moyens, d’un art du réemploi et d’une rêverie luxueuse créée avec les choses de peu. À l’ESAA, là où se trouvaient des parkings sous-utilisés, s’ouvre la possibilité de restaurer et de poursuivre une oeuvre multiforme, connectant les pratiques enseignées à l’école d’art à des témoignages vivants, traversant de manière critique les représentations coloniales, l’apartheid, l’exotisme, les arts des groupes sociaux minorés.
(Cyril Jarton, Enseignant chercheur ESAAvignon)
Cette invitation s’organise conjointement avec l’Ecole Supérieure d’Art d’Avignon, l’Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires, Documents d’artistes, les librairies Transit et Artless Bookshop
