Mari-Mira, l’Esprit Cabanon

Zone d’Anniversaire Concerté

La Promenade du jardin des souhaits bricolés

Footsak, la balle au bond 2010

Productions audiovisuelles

Films

Shoot et Clic, deux extraits de la série de films courts de Guy-André Lagesse: Du désert à l’océan.

À découvrir sur www.footsak.com

Deux films de poche réalisés par Guy-André Lagesse, dans le cadre du projet Footsak, la balle au bond, une traversée du continent africain la balle au pied.

Qui passé là?

Un film approximatif de Jean Paul Curnier et de Guy-André Lagesse A l’Île Maurice, l’idée fut alors de filmer la nuit, pour s’avancer dans cette obscurité, dans le revers du montrable, pour y capter l’indicible, pour y chercher l’éveil des sens sans y chercher pour autant quoi que ce soit de particulier. Pour saisir dans la vie nocturne ce qui nous fait voir le jour d’une certaine façon.

Bleu de Ville, Notes sur le vif

Un film approximatif de Jean paul Curnier et de Guy André Lagesse
Après Scratches 1&2 et Qui passé là ?, après avoir visité les arrière-fonds d’un tube cathodique perturbé et recherché dans la nuit de l’Ile Maurice ce qui nous fait voir le jour, Bleu de ville, est une visite de la ville comme si l’on tombait du ciel.
La ville c’est Paris, du côté du nord-est, cela se passe en une demi-journée, du matin au crépuscule. Et de la ville de Paris, on voit, entend et retient ce que l’on peut, c’est-à-dire le plus possible étant donné le peu de temps imparti aux deux visiteurs tombés du ciel.
Bleu de ville, autrement dit aussi « nouveau » en ville. Les deux visiteurs ignorent le préjugé. Et la ville, ce que nous entendons par ville n’est finalement qu’un préjugé. Disons-le autrement : quand on regarde une ville et que l’on y cherche ce que l’on appelle une ville on ne risque pas de voir autre chose que ce à quoi on s’attend. La seule variante ce sont les adjectifs et cela donne : c’est une ville charmante, bruyante, attrayante, violente, attachante, paisible, austère, etc. Mais c’est tout autre chose qui advient si au lieu de vouloir voir la ville on regarde tout ce qui se présente sans en tirer de conclusion, sans regarder par recoupement et hiérarchisation.
Les deux visiteurs en question regardent, écoutent, essayent de comprendre ce que tout cela leur dit et non ce que cela cache ou pas. Alors ils voient, entendent, comprennent à leur façon. Ils voient le mouvement général des automobiles, des métros, des bateaux et de tout ce qui bouge en ville, ils lisent tout ce qui est écrit, tout ce que disent les publicités, ils se souviennent à leur façon d’un conte ancien, celui du poisson d’or, ils écoutent la radio comme on écoute un conte, ils prennent pour guide un étrange joueur d’harmonica, musicien virtuose imprévisible et inventif. En fait, ils assistent à la ville comme on assiste à un événement. Le visible ressemble à un enchaînement de visions, le sonore à des rumeurs.
Le film suit leurs préceptes secrets : 1) Lire tout ce qui est écrit. 2) Écouter tous ceux que l’on rencontre (poser des questions s’il le faut). 3) Regarder tout ce qui se montre. 4) Ne rien trier, considérer tout ce qui vient. Tout cela pour comme il est dit : « se faire une idée avant la nuit ».
Film vidéo couleurs de  23 mn. Prises de vue, montage et réalisation : Jean-Paul Curnier et Guy-André Lagesse. Musique Jean-Pierre Delva (harmonica, guitare) et Vladimir Mauzit (mandoline). Voix : Jean-Paul Curnier, Guy-André Lagesse.

Là où les Ancêtres mènent la danse

Un film plus ou moins de Doung Anwar et Guy-André Lagesse
«Là où les Ancêtres mènent la danse» est le quatrième film d’une série sur les villes produit par Les Pas Perdus.
C’est l’histoire d’une marche sur un trajet qu’emprunte tous les jours des centaines de personnes, entre le village de squatters de Cato Manor en bordure de ville et le centre de Durban.
C’est aussi l’histoire d’une marche dans la ville pour suivre les gestes des “invisibles”, ceux qui côtoient la ville sans être vue: les ancêtres.
Depuis quelques années, Doung Anwar s’est pris au jeu de cette marche, un «City Walk», relevant les indices laissés par les habitants qui bordent ce parcours. Il en a parlé à Guy-André Lagesse et ensemble ils ont voulu faire le portrait de ce trajet; Doung, avec les connaissances sensibles qu’il a de ses usagers et Guy-André, à partir d’impressions filmées durant ces cinq dernières années à Durban pendant la préparation de la quatrième étape de l’installation urbaine «Mari Mira, l’esprit cabanon».
Dans «Là où les ancêtres mènent la danse» tous deux racontent leur Durban, Une Afrique du Sud post apartheid pour Doung, architecte sans les mur, né à l’Île Maurice et pour Guy-André, mauricien né à Durban, une Afrique du Sud de l’apartheid.
Alors un matin, ils sont partis avec leurs images et leurs histoires en tête pour faire l’expérience de cette énergie en mouvement. Durban est le choc des mondes, tout est visible, les uns côtoient les autres mais sans jamais se voir.
Alors la marche commence, départ de Cato Manor avec son dédale de palettes en bois et de sacs en plastique en guise d’abris, premier arrêt à la porte de Durban, Tollgate, pour redescendre ensuite vers les habitations luxueuses autour de Musgrave Centre, bastin blanc de l’ère de l’apartheid.
Au fur et à mesure, longeant la voie rapide, du chemin tracé par les pas quotidiens des passants, apparaît en filigramme ou parfois en puissance, l’omniprésence des ancêtres dans les murs, dans le bitume ou encore dans le ciel de la ville.
Plus loin, le «Warwick Triangle» à l’époque lieu de la continuelle expropriation des métisses et aujourd’hui des gens sans toit.
A côté, le marché du «pas cher» avec ses Walkie talkie’s (pieds et têtes de boeuf grillés), puis une traversée des ponts des Sangomas (à la fois guérisseurs et conseillers) avec leurs produits médicinaux à base de plantes et d’animaux desséchés.
Les ancêtres semblent mener la danse un peu partout; aux arrêts de bus, aux étales de fruits et légumes, sous les ponts, parmi les abris de fortunes… Plus avant une incursion dans «Victoria Market» temple et bazar du toc indien, ensuite immersion dans le quartier de «Grey Street» avec ses vitrines alléchantes et ses enfants des rues aux prises avec la colle.
En sortie de ce trou noir, un moment suspendu dans l’enceinte des murs invisibles des «Shembés». Delà, le Town Hall, coiffé à l’image des soldats de la Reine Victoria…la marche continue en une descente dans la mer dans la profondeur des eaux du port de Durban jusqu’à l’endroit où l’image n’existe plus.
Rien à Durban ne marche sans que les ancêtres interviennent, même les feux rouges changent de couleur avec leurs consentements.
Film vidéo couleurs de 34mm. Prises de vue, montage et réalisation: Doung Anwar et Guy André Lagesse. Musique: musiciens sud africains des rues. Voix: Doung Anwar, Guy-André Lagesse. Studio de montage: le Comptoir de la Victorine. Production Les Pas Perdus. Diffusion: Musée d’art contemporain de Johannesbourg, MAC, Marseille.