Après la Zone d’Anniversaire Concerté en 2008 et l’inauguration de la Maison au Courant en 2009, le groupe artistique Les Pas Perdus ont présenté « La Promenade du Jardin des Souhaits bricolés « de juin à septembre 2011 à la Cité des Électriciens de Bruay La Buissière:
Un cheminement dans une cité minière, classée monument historique, rythmé par des installations in-situ, des sculptures, des projections et autres œuvres visuelles et sonores…
Avec le groupe artistique Les Pas Perdus: Guy-André Lagesse, Jérôme Rigaut, Nicolas Barthélemy et « les occasionnels de l’Art »: Christelle Masset, Dominique Masset, Léocadie Nawrot, Sébastien Stanislawski, Laurent Rigaut, Robert Hance, Samuel Depyl, Emmanuelle Wattelle, Eric Theroux, Guy Brisse, Jean-Michel Capelle, Sébastien Brodar, Hervé Hallez, Alfreda Gohier, Philippe Derambure, Amandine Ancel, Jocelyne Perry, Philippe Lenglet.
Remplies de la personnalité de ces artistes du moment et de celle des « Pas Perdus », ces œuvres font état des histoires de cette cité, de sa qualité architecturale et de ses usages au quotidien. Cet ensemble, occupant les intérieurs et les extérieurs des corons, est élaboré dans une profusion colorée de formes étonnantes, de jaillissement pictural, d’équilibre vertigineux, de construction débordante, de soulèvement poétique, d’assemblage bucolique, de banalité jubilatoire, d’approximation soignée…
Quand la plaisanterie devient forme
Une œuvre d’art de presque rien et de pratiquement tout !
Les Pas Perdus, après trois années de résidence dans la Cité des Électriciens à Bruay-La-Buissière réalisent avec 18 personnes – des occasionnels de l’art – habitants de la Ville de Bruay-La-Buissière et de ses alentours, une œuvre collective à partir d’une projection imaginaire et sensible de leur environnement, de leurs histoires et inspirée par la cité.
Sur une surface de 6000m2, les visiteurs découvrent, tout au long de la promenade, un ensemble 23 sculptures et installations (la fontaine aux boulets, la traversée de l’appartement en solitaire, le palais des cheminées idéales…) dont chacune associe un ou plusieurs de ces « occasionnels de l’art » aux trois artistes plasticiens du groupe artistique Les Pas Perdus – Guy-André Lagesse, Nicolas Barthélemy et Jérôme Rigaut.
La promenade se matérialise en un chemin de palettes agencées de manière changeante et disposées avec délicatesse, comme une haie fleurie bordant un jardin. Elle serpente à travers la Cité des Électriciens, entre dans les maisons par une fenêtre, ressort par une porte circule d’une maison à l’autre en créant des passages à travers les murs, chemine à travers les anciens potagers…
Le visiteur/spectateur/participant choisit son chemin à chaque embranchement, optant parfois pour des raccourcis ou à l’inverse des détours, dans un espace qu’il découvre au fur et à mesure, passant du temps à sillonner les espaces intermédiaires, à promener ses pensées.
Découvrez deux films tournés à la Cité des Électriciens et présentés dans le cinéma de passage
Une jeune femme a rendez vous au numéro 4 de la rue Marconi…
Avec Emmanuelle Wattelle, Nicolas Barthélemy, Jérôme Rigaut, Amandine Ancel, Sébastien Stanislawski et Éric Théroux
Durée: 4’03
Trois hommes sont là, ils lisent, ils discuteny, ils semblent là pour l’éternité. Une femme arrive et démarre son camion…
Un film pensé, écrit et réalisé par Nicolas Barthélemy, Guy-André Lagesse, Jérôme Rigaut, Eric Théroux et Emmanuelle Wattelle.
Durée: 2’34
À Télécharger:
- Cahier Spécial Mouvement « Une œuvre de presque rien et de pratiquement tout »
À écouter
- Interception sur France Inter de Laurence Peuron dimanche 26 juin à 9h (60mn)
À Voir :
- Reportage Naturbis France3 Bourgogne diffusé le 23 septembre 2011 à 13h00 réalisé par Myriam Schelcher
reportages Journal télévisé france3 Nord Pas de Calais: Exposition à ciel ouvert à Bethune et Guy-André Lagesse recycle des palettes
La Cité des Électriciens, paysage culturel évolutif
C’est la plus ancienne cité minière de la région (1856), aujourd’hui classée Monument Historique et faisant partie des sites retenus dans le cadre de l’inscription du bassin minier au Patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de Paysage Culturel Évolutif.
Édifié entre 1856 et 1861, dans ce qui était alors la campagne, ce petit coron ou cité minière d’habitation est aujourd’hui identifiée comme le premier jalon historique dans la collection d’habitats ouvriers de tout le bassin minier ouest (c’est la plus ancienne encore debout). C’est un exemple des premiers modèles de corons d’avant leur construction massive, le symbole de la mine à la campagne.
Il s’agit de préserver durablement l’identité d’un territoire qui s’est construit sur une activité industrielle et de considérer, à travers une valorisation patrimoniale, ces héritages historiques comme autant de nouvelles ressources constructives.
Destinée dans un premier temps à être démolie, la Communauté d’agglomération Artois Comm en la rachetant, prévoit sa réhabilitation et sa transformation vers des logements mis aux normes et un programme culturel autour de l’héritage minier.
Le manque de confort dans les habitations elles-mêmes a incité les anciens résidents à mille petits travaux, les jardins étaient souvent le lieu de grands bricolages.
C’est en hommage à cette activité débordante et inspiré de toutes ces inventions que le travail artistique des Pas Perdus s’est poursuivi à la Cité des Électriciens avec la collaboration de nombreuses personnes artistes et non-artistes rencontrées dans la région du Nord Pas de Calais.


